Qui sommes-nous ?

SOLIDAIRES 86

Dans la Vienne, l’union interprofessionnelle Solidaires s’est créée vers 1999 et regroupe à ce jour (sept. 2010) 14 syndicats : Solidaires CCRF SCL, Solidaires Transports-Vitalis, SUD CCRF SCL, SUD Culture, SUD Éducation et Recherche 86, SUD Energie-Dalkia, SUD Etudiants, SUD Fenwick-Lindé, SUD Futuroscope, SUD PTT, SUD Rail, SUD Santé-Sociaux, SUD Travail, Union SNUI SUD Trésor Solidaires (impôts).

Adresse : 20, rue Blaise Pascal, 86 000 Poitiers.

NOUVEAU ! site ouèbe entièrement fait à la main :

http://solidaires86.ouvaton.org

mel : contact@solidaires86.ouvaton.org

Tél. : 05.49.88.19.19 ; Fax : 05.49.88.66.66

Ces organisations ont participé activement aux conflits sociaux marquants ces dernières années. Localement, nos drapeaux fuchia claquent au vent : retraites, education, ...

UNION SYNDICALE SOLIDAIRES : les SUD !

L’union syndicale Solidaires est une union interprofessionnelle. Elle regroupe trente-trois fédérations ou syndicats professionnels relevant aussi bien du secteur public que du secteur privé. Elle regroupe les syndicats SUD (Solidaires, Unitaires et Démocratiques créés depuis une dizaine d’années) et des syndicats plus anciens comme le SNUI (impôts), etc. Cette union interprofessionnelle est présente sur l’ensemble du territoire à travers une soixantaine de structures locales qui regroupent environ 80 000 adhérents.

Pour en savoir plus : http://solidaires.org

Tél. : 01.58.39.30.20

Fax : 01.43.67.62.14

mel : contact@solidaires.org

Actualités

pour les RdV, voir l’agenda SUD Education 86

CONTACTS DE SYNDICATS 86 de SOLIDAIRES

- SNUI (impôt)

- SUD Collectivités Territoriales

- SUD Éducation 86

SUD éducation 86
Maison des associations et des syndicats
2bis allée Jean Monnet
86 022 Poitiers Cedex
mél : sud@sudeduc86.org
site ouèbe : http://sudeduc86.org

- SUD Etudiant-es

Sur l’université de Poitiers, il y a syndicat actif.

Fédération SUD Etudiant
23, rue de la Mare 75020 PARIS
tel : 01.42.20.13.06
mél : sud-etudiant@sud-etudiant.org
http://www.sud-etudiant.org/

- SUD Fenwick-Lindé

- SUD Futuroscope

- SUD Travail

SUD TRAVAIL
DDTEFP
22 rue Gay Lussac
86000 POITIERS
TEL : 05.49.56.10.26 ou 05.49.56.10.27

- SUD PTT

SUD PTT,
625, route de la Tour Hertzienne
86550 MIGNALOUX-BEAUVOIR
tél : 05 49 88 19 19
fax : 05 49 88 66 66
mél : sudptt.poitou@wanadoo.fr

- SUD Santé-Sociaux
c/o Daniel Desceliers
122 Bd des rocs
86000 Poitiers


LES VALEURS COMMUNES DES MEMBRES DE L’UNION SYNDICALE G10 SOLIDAIRES

L’union syndicale - G10-SOLIDAIRES a défini le sens de son action syndicale à travers une Charte des valeurs.

Défense des revendications et transformation sociale.
Le syndicalisme a une double fonction, la défense des revendications des salariés et la transformation sociale, c’est à dire l’émancipation de l’homme et de la femme pour qu’ils puissent penser et agir sur leur environnement professionnel et être acteur de leur vie. Le syndicalisme agit pour réduire les inégalités économiques et sociales, et pour permettre l’élévation du niveau de vie du plus grand nombre et prioritairemment des plus démunis. Le syndicalisme défend les revendications spécifiques de chacun tout en cherchant à dépasser la vision sectorielle pour unifier les préoccupations des salariés.

Indépendance
Le syndicalisme ne doit de compte qu’aux salariés. Il doit donc garantir son indépendance vis à vis, d’une part, des partis politiques, du gouvernement, du patronat, de la hiérarchie et du monde économique, d’autre part, de tout dogme politique, confessionnel ou philosophique. Pour garantir son indépendance, le syndicalisme doit gérer ses moyens en toute autonomie.

Démocratie
La démocratie syndicale est le meilleur garant de l’indépendance des organisations syndicales. Elle doit permettre l’expression des sensibilités, d’aspirations et de revendications éventuellement différentes dans un esprit de tolérance. Le syndicalisme doit assurer le fonctionnement démocratique de ses structures afin que ses prises de décisions répondent le plus fidèlement possible aux aspirations, intérêts et revendications de salariés eux-mêmes. Il doit assurer la primauté du syndicat de base sur les structures fédérales ou confédérales.

Construire le meilleur rapport de force
Pour concrétiser les aspirations et satisfaire les revendications, le syndicalisme use des différents moyens dont la grève pour créer un rapport de force. La négociation permet alors de concrétiser les avancées obtenues. l’efficacité syndicale rend l’unité syndicale nécessaire, l’unité sans a priori ni exclusive.

C’est à partir de la défenses des salariés et de l’affirmation de leur citoyenneté dans l’entreprise et sur le lieu de travail que le syndicalisme contribue à l’avènement d’une société plus juste, plus humaine et plus démocratique. Cette société devrait permettre à chacune et à chacun, quelle que soit son origine, de grandir, de vieillir et de mourir dans la dignité sur une planète protégée des effets pervers des progrès techniques. Dans ce cadre, la lutte pour la défense de l’environnement et un aménagement du territoire équilibré est un élément
du combat des syndicalistes. Le respect de l’intégrité physique et mentale de chaque être humain est une valeur fondamentale du syndicalisme, à ce titre il participe de la tradition humaniste.
Le syndicalisme affirme qu’un Etat de droit démocratique et laïc est indispensable au plein exercice du droit syndical.

Tous ensemble
Le souci de solidarité, d de justice sociale et de tolérance, par le rejet de toute forme de discrimination raciale, de sexe, philosophique ou religieuse, ne se limite pas aux portes de nos entreprises. En revendiquant le droit à l’emploi, il met tout en oeuvre contre le chômage. En privilégiant l’intérêt général, en revendiquant une meilleure répartition des richesses et des revenus et en défendant le service public, il oeuvre pour la garantie d’un revenu suffisant afin d’offrir à toutes et à tous une vie décente, le droit à l’éducation, à la santé, au logement...

Une autre Europe
Le syndicalisme ne doit pas laisser se construire une Europe des nantis au détriment des salariés et des peuples du tiers-monde. La démocratie politique doit permettre aux citoyens d’agir effectivement sur leur destinée commune ; le marché ne peut être le seul régulateur des rapports sociaux et humains. Au contraire, il faut promouvoir partout des rapports de coopération dans les relations économiques, en lieu et place de la concurrence exacerbée générée par le libéralisme. L’Europe doit être un élément de solidarité entre tous les peuples qui y vivent ; elle doit favoriser le progrès social à l’intérieur de ses frontières et dans ses rapports plus particuliers avec les pays du tiers-monde.

Solidarité
Le syndicalisme doit être présent à tous ces niveaux pour impulser la solidarité et la coopération entre les peuples, et pour agir pour que les pays riches aident au développement équilibré des pays pauvres, participent à l’amélioration des moyens éducatifs et sanitaires de leurs populations. L’action syndicale doit donc dépasser les frontières et faire émerger un fort mouvement syndical mondial nécessaire pour relever ces défis, pour l’avènement de la paix dans le monde par le dialogue entre les peuples dans le respect des différences.

LES RESOLUTIONS COMMUNES DES MEMBRES DE L’UNION SYNDICALE G10 SOLIDAIRES

RESOLUTION GENERALE

Les méfaits grandissants du libéralisme.
Depuis des années la situation des travailleurs ne cesse de se dégrader. Les évolutions techniques et technologiques qui pourraient servir à améliorer le sort de l’humanité entière sont essentiellement utilisées pour renforcer le pouvoir des classes dominantes. Dans les entreprises, les gains de productivité sont un moyen d’exclure du travail de plus en plus d’hommes, de femmes, de jeunes pendant que celles et ceux qui restent au travail subissent des cadences renforcées et des contrôles hiérarchiques plus serrés. Les accélérations énormes dans la circulation des informations servent à renforcer le poids des marchés financiers et à mieux imposer un discours idéologique unique. Depuis plus de 20 ans le chômage ne cesse de croître. Depuis plus de 20 ans les gouvernements successifs ont officiellement déclaré que la lutte contre le chômage était une priorité politique. Mais depuis plus de 20 ans toutes les mesures prises ont été inefficaces pour le retour au plein emploi. Elles ont par contre permis de renforcer dans les entreprises le pouvoir patronal et d’améliorer la rémunération du capital. Des personnes de plus en plus nombreuses sont précarisées dans leurs conditions d’emploi, dans leur rémunération, et dans leurs conditions de vie. La réduction du pouvoir d’achat des salariés, l’insuffisance scandaleuse des minima sociaux, la gestion des services publics, l’utilisation des fonds publics s’inscrivent dans la cohérence actuelle du libéralisme qui fragilise le plus grand nombre pendant qu’une minorité accapare les revenus, les richesses, les pouvoirs et les privilèges.

Rénover le syndicalisme.
Les reculs sociaux constatés depuis trop d’années résultent d’un rapport de force particulièrement défavorable aux travailleurs. Les marchés financiers, et, derrière eux, les détenteurs de capitaux, ne se fixent aucune limite dans la concentration à leur profit des richesses et des pouvoirs. En face, les travailleurs et les forces syndicales se montrent relativement inefficaces pour s’opposer aux méfaits grandissants du libéralisme. Trop souvent les actions menées ne sont que défensives et sectorielles et ne parviennent pas à inverser réellement la logique libérale actuelle. Choisir de limiter ses interventions à un accompagnement des décisions patronales et des politiques libérales est souvent incompatible avec la satisfaction des revendications des travailleurs. Les fédérations et syndicats de l’Union Syndicale - Groupe des Dix estiment que la crise du syndicalisme ne signifie pas qu’il n’y a plus nécessité de syndicalisme ; mais plutôt qu’il n’a pas encore su se donner majoritairement les objectifs, les moyens et les structures lui permettant d’être un outil efficace pour le progrès social face à la réalité du libéralisme aujourd’hui. Les fédérations et syndicats de l’Union Syndicale - Groupe des Dix inscrivent leur démarche commune dans cet objectif de rénovation. Ils estiment que ceci passe notamment par l’élaboration de revendications collectives unifiantes et solidaires, et par une structuration professionnelle et interprofessionnelle plus efficace pour le fonctionnement plus démocratique du syndicalisme. C’est essentiel pour penser pouvoir inverser le rapport de force.

Elaborer des priorités revendicatives communes.
Pour les fédérations et syndicats de l’Union Syndicale - Groupe des Dix, c’est l’action pour le plein emploi et contre le chômage, la précarité qui doit être la priorité syndicale aujourd’hui. La réponse efficace passe essentiellement par une réduction importante, rapide et massive de la durée hebdomadaire de travail, allant bien au-delà du projet de loi gouvernemental, et une redistribution des richesses. Ceci implique notamment une réforme fiscale et sociale permettant le maintien des salaires, et l’affectation de fonds publics et sociaux permettant des créations d’emplois publics utiles, le renforcement de la protection sociale et l’augmentation et l’élargissement des minima sociaux. Dans
le court terme, les mobilisations sur l’amélioration du pouvoir d’achat, l’augmentation forte et l’élargissement des minima sociaux, la réduction du temps de travail et les créations d’emplois seront notre priorité.

Construire un nouveau fédéralisme.
Parallèlement, les fédérations et syndicats de l’Union Syndicale - Groupe des Dix sont décidés à poursuivre ensemble la mise en place de nouvelles relations interprofessionnelles permettant mieux l’expression des travailleurs en laissant notamment les structures syndicales membres de l’Union totalement maîtres de toutes leurs revendications et de toutes leurs actions, professionnelles et interprofessionnelles. Il est indispensable que le syndicalisme soit, de nouveau, un outil d’espoir et de lutte pour les salariés, les précaires, les chômeurs. Un syndicalisme de proximité, de proposition et d’action, est un élément déterminant pour construire un syndicalisme efficace d’adhérents et de militants, pour améliorer la situation au quotidien et pour participer à l’élaboration d’une autre logique économique et sociale mettant fin au libéralisme.
La démarche unitaire que nous préconisons et que nous pratiquons les uns et les autres dans nos secteurs sera utilement complétée par notre participation à tous les lieux de rencontres et de débats entre militants syndicaux et organisations syndicales et associations. La proposition renouvelée de la FSU d’organiser des rencontres syndicales est un nouvel élément utile pour faciliter, à terme, des convergences plus larges si toutes les forces syndicales qui s’opposent au libéralisme s’y joignent. Ce ne sont pas quelques contacts confidentiels entre appareils syndicaux qui peuvent être la base d’une rénovation du syndicalisme. Cela ne peut passer que par des débats ouverts, à tous les niveaux, partant des préoccupations et des revendications des travailleurs.

Elargir et renforcer notre Union en élargissant et en renforçant nos syndicats et nos fédérations.
Nous estimons que le syndicalisme a toujours sa nécessité, mais que, tel qu’il est majoritairement organisé aujourd’hui, il ne nous paraît pas le meilleur outil. Nous pensons pouvoir être, avec d’autres, un élément du
renouveau syndical et social. Nous devons donc avoir l’ambition de proposer notre conception du syndicalisme à un maximum de travailleurs. La dureté du patronat, la dictature des marchés financiers, la réalité toujours plus grande des revendications, et la faiblesse du taux de syndicalisation nous sont autant de raisons d’être volontaristes et
déterminés. Chacun dans nos secteurs, nous devons déjà développer la syndicalisation, favoriser l’action unitaire en pratiquant réellement, et au quotidien, la démarche et les valeurs que nous affichons collectivement. Entre nous, à tous les niveaux, il nous faut poursuivre les rencontres, les discussions, pour mieux comprendre les revendications des uns et des autres et construire ensemble des convergences revendicatives permettant des actions communes. Parallèlement, il nous faut travailler ensemble, à tous les niveaux également, pour que nos revendications interprofessionnelles les plus larges soient effectivement construites en commun.
Par des solidarités militantes, il nous faut accroître la présence de notre Union dans les entreprises, particulièrement dans toutes celles qui sont aujourd’hui un désert syndical. Il nous faut ancrer notre Union dans les régions et faire vivre des solidarités interprofessionnelles réelles. Notre présence commune sur le terrain doit être une priorité.
En continuant, nationalement et dans les régions, à travailler "en réseau" avec des associations et des mouvements dont nous partageons les valeurs, nous contribuerons à construire un pôle social et syndical alternatif qui puisse être efficace contre le libéralisme dont les effets se concrétisent dans l’ensemble de la société. Nous continuerons donc de
débattre et d’agir avec AC !, avec la Ligue des Droits de l’Homme, avec Ras l’Front, avec le Collectif National pour les Droits des Femmes, avec la Confédération Paysanne, avec les chercheurs, les sociologues, les économistes et toutes les structures syndicales ou associatives qui se donnent les mêmes objectifs. Il nous faudra, les uns et les autres, poursuivre et étendre les contacts européens et internationaux que nous pouvons déjà avoir pour les fédérer progressivement.
Il nous faudra nous battre pour notre représentativité, celle de chacune de nos organisations quand elle est contestée, et pour notre représentativité collective. Il y a nécessité de modifier les textes actuels pour que les réalités syndicales soient reconnues. Cette représentativité se gagnera plus rapidement par l’action sur le terrain comme sont en train de le faire les associations de chômeurs.
En continuant, entre nous et avec les autres, de mettre en avant plus ce qui rassemble que ce qui divise, en s’appuyant sur nos convergences pour agir, en débattant de nos différences, nous avons à construire ensemble un
pôle syndical efficace pour les revendications, efficace pour rendre cette société plus juste, plus humaine, et plus solidaire en rompant avec les logiques libérales.