Pourquoi SOlidaires quitte l’intersyndicale interpro de la Vienne ?

aux organisations syndicales de la Vienne CFDT, CFTC, CGT, CGC, FO, FSU.


Poitiers le 10 novembre 2010

Bonjour,

Après réunion ce matin, Solidaires 86 a décidé de ne pas signer le communiqué de l’intersyndicale Vienne émanant de la réunion du 9 novembre 2010(la FSU a été informée par tél.).

Cette décision est motivée par le repli des IS nationale et de la Vienne sur la question des retraites : les actions auxquelles appelle localement l’intersyndicale, sans appel clair à la grève, ne sont pas selon nous susceptibles d’emporter la victoire (le 23 nov. sans grève, le 15 déc, puis une fois par mois...). Solidaires 86 ne souhaite pas s’associer à cette marche en retrait ; l’ensemble des actions proposées par Solidaires 86 a été rejeté : jeudi 11 nov. ralentissement d’un site commercial ouvert un jour férié avec diffusion de tracts ; le 15 nov. sensibilisation des citoyens par une "retraite aux flambeaux" dès 18h ; appel à la grève clair le 23 nov avec manifestation sur heures ouvrées ; prise en compte de la saisine du procureur contre un militant de Solidaires 86 dans une action - 26 oct. Auchan - décidée par l’intersyndicale.

Les actions (ou inactions) proposées par l’intersyndicale locale ne correspondent pas du tout à l’enjeu de l’abrogation de la loi de contre-réforme des retraites. La stratégie employée au niveau national de ne pas appeler 1) à la grève et 2) très rapidement, conforte notre position. Pour Solidaires 86, l’unité syndicale a pour objet d’amplifier les luttes pour gagner sur des revendications communes.

Depuis plusieurs semaines, la revendication était pour certains le retrait du projet de loi, pour d’autres son aménagement. Nous assistons à une dilution de cette revendication essentielle qui rassemblait les 3/4 des citoyens derrière les syndicats, y compris dans les actions de blocage de l’économie, dont les raffineries par CGT/CFDT, actions de blocage que nous soutenons publiquement.

Nous ne pouvons adhérer à ce qui nous apparaît comme un refus persistant, tant au niveau local que national, d’organiser une amplification de ces luttes : quand bien même la grève générale ne se décrète pas, elle se construit. La stratégie que vous adoptez est un abandon de cette revendication qui a été rassembleuse, au profit d’une reprise de revendications certes légitimes, mais si vagues ("bien-être", "salaires", ...) qu’elles ne peuvent déboucher sur une conquête sociale.

Solidairement,

Solidaires 86